lundi 7 décembre 2009

Une fête sans clown à saveur de panure…

Lever tardif au gré d’une petite saucette dans l’Atlantique turquoise… Joli matin à admirer le superbe panama (petite déviation du mot panorama…) que nous offre la vue de la chambre #5 du Marine Villas.

Nous profitons de la buanderie (disons que c’était plus que nécessaire après presqu’un mois sur les routes américaines…) pour faire quelques brassées et nous nous concoctons un petit dîner délicieux à grignoter dans notre spacieux appartement floridien.

Ensuite, une petite balade sur le boardwalk s’impose avant de se grimer pour la grande fête sur la plage (la célèbre parade de Noël…), il est même supposé y avoir des clowns… J’ai tellement hâte que l’envie soudaine de me maquiller en lutin et de me mettre de succulents souliers pointus me prend, mais je me retiens!!! Je me garde une petite gêne pour ne pas effrayer tous ces américains à la peau de cuir!!!

C’est donc sous le vent (comme le chantait ce bon vieux Garou) que nous sommes allées rejoindre notre gang américaine afin de partager tout ce beau bonheur des fêtes avec eux… Drôle de parade, c’est toujours particulier que ces palmiers et ce père noël, je me sens un peu comme Macaulay Culkin dans «Maman j’ai raté l’avion », pour moi Noël, c est la neige et le froid… Passons…

Donc ce fut une « charmante » parade durant laquelle nous avons eu droit à un délicieux spectacle de majorettes rondelettes, un immense chien soufflé (qui a foncé dans un poteau…très drôle tout ça), une famille en pseudo toxedo (j’adore ce type d’humour!), quelques québécois à bedaines, 48 fanfares différentes, 346 367 cochonneries lancées par les gens de la parade (incluant des cannes de Noël émiettées, des toutous-chiens, des colliers de mauvais goût et tellement de ti-papiers inutiles/mauvaise publicité…), un bonhomme de neige sur un jeep (quelle drôle d’idée), 2 chandails des Canadiens, des poupounes ainsi que tous les pires chapeaux de Noël et t-shirts de mauvais goût vendus sur la Plaza St-Hubert…

C’est sans oublier le sublime couple qui se délectait de cette délicieuse panure et de tout cet « excellent » poulet frit. Du bonbon!

Seule déception au programme de cette parade « mémorable » (divertissante serait peut-être le mot juste), il n’y avait aucun clown… mais il y avait un weirdo avec sa peluche de castor appelé en remplacement(!)...

Nous terminons la soirée par un petit souper asiatique! Nous avons longuement hésité entre le japonais et le poulet frit, mais bon… un certain couple croisé auparavant nous a convaincues d’y aller pour une petite dose de bouffe un peu plus santé… Excellent choix, c’était un pur délice!

Turquoise, art déco, vasectomie et pâtes à 1000$!!!!


C’est la panse bien bourrée de petites gaufres et de fromage à la crème (à essayer à la maison, clairement un délice, gras et réconfortant à souhait) que nous partons à la conquête des autoroutes floridiennes. C’est plate les autoroutes, mais oh combien efficaces pour se rendre rapidement vers le chaud soleil et les plages de Miami… Nous en profitons pour constater que des pancartes de vasectomie sur l’autoroute, ça sonne un peu bizarre et qu’un gros Hummer limousine à motifs zébrés, c’est tout sauf joli, pour ne pas dire vulgaire…

Nous arrivons donc assez tôt sur les plages floridiennes, fraiches et disposes à se trouver le plus coquet de tous les nids douillets ensablés… Demandez et recevez! C’est au Marine Villas que nous trouvons notre havre de paix pour les 3 prochains jours… Diane, la charmante proprio verbomotrice, nous fait clairement sentir comme à la maison et les hommes sur place nous aident même à débarquer nos bagages (de vrais gentlemans)!

Nous prenons ainsi possession de notre palace avec vue sur la mer turquoise, enfilons maillots et serviettes et vite vite, à l’eau! Et j’oubliais, il fait 30 degrés… Du pur bonheur tropical!

Nous prenons la soirée pour aller se balader à South Beach… À Miami, un vendredi soir, on n’avait pas pensé que ce serait si poupouné… Il y avait de la mademoiselle grimée sur son 48 (36 c’était pas suffisant pour cette description) sur le boardwalk… Pas grave, nous aussi on est cutes… peut-être juste pas avec des jambes de 7 pieds et des talons de 2 mètres de haut, mais tout de même…

Nous nous baladons ainsi pour constater que le choix ne manquait pas pour ce qui est des restos… Il a bien fallu qu’on fasse le mauvais choix, comme de vulgaires débutantes… Vraiment pas fort… Deux plats de pâtes vraiment moyens, une bouteille d’eau à 7$ (l’eau du robinet aurait bien fait la job… j’hais les petites fourettes de ce genre) et une facture ridiculement trop élevée plus tard… on se retrouve assez déçues (pour ne pas dire en beau fusil) surtout constatant le nombre d’endroits intéressants et abordables croisés sur le chemin après notre « délice » pseudo-italiano… C’est sans parler des drinks (gros comme des tonneaux qui semblaient tous plus délicieux les uns que les autres) qu’on voyait dans les autres restos… et consommés par tous ces gens qui s’amusaient ferme… De notre côté, disons qu’on a séché avec notre souper cheapo… Pas grave, on en a bien ri et on a fini ça par un petit arrêt au Urban Outfitters… Suplise! Comment mieux passer sa déception qu’en faisant un brin de magasinage…

On revient ensuite dans notre palace tropical et on se couche au son du vent qui entre par nos nombreuses fenêtres (avec vue sur la mer…) Bonne nuit Hollywood!

Sable blanc, mouettes et confort!

Départ canon de la chambre 18 de notre trou à rats. Vraiment, c’est clairement notre record d’efficacité (surtout que les sacs de bouffe étaient déjà dans la voiture, n’ayant pas voulu prendre de chance avec les petites bébittes de cet endroit douteux, nous avons préféré ne pas prendre de risques… quelle excellente idée, n’est-ce-pas?). Après cette charmante nuit dans ce motel « achalandé », nous affirmons haut et fort qu’il s’agissait bel et bien du dernier motel crapy où nous poserions bagages et bonheur (il y a toujours une maudite limite à ce qu’on peut endurer et surtout faire vivre à sa mère…), oh que oui!

Nous traversons donc la jolie péninsule bordée de sable blanc de Pensacola et décidons par le fait même d’immortaliser sur pellicule la splendeur de cet endroit. Surprise, ça cale du sable blanc si fin… Oups… à défaut d’être prises dans la neige, nous étions totalement enfoncées dans cette péninsule et ce, quasiment jusqu’au moteur… Soft shoulders que les pancartes disaients (des épaules molles, où ça?)! Pas de panique, Richard le charmant moustachu floridien d’une quarantaine d’années a accouru à notre rescousse en moins de temps qu’il ne faut pour crier « grosse pelle »… Il est débarqué de sa pépine (avec sa ceinture d’outils…), cheveux au vent et une pelle à la main pour secourir ces 2 blondes (c’est le cas de le dire dans cette situation…) prises dans le sable jusqu’au cou… Merci Richard pour le bel effort et le pelletage de sable!

Sinon nous faisons un petit croche par la ville de Destin (dans l’espoir d’y trouver une diseuse de bonne aventure… mais en vain), nous constatons que Jésus et casse-croûte font un drôle de ménage à Panama city, nous titillons la communauté des mouettes floridiennes en leur mettant des bouts de sandwich sur le tableau de bord (baveux, mais oh combien drôle de les voir picosser la vitre… qui a dit que des mouettes c’était futées?) et nous en venons à la conclusion que l’utilisation de trampolines comme mur est une bien drôle d’idée (dans la ville de Callaway).

Pour le reste, nous traversons la Floride par la route 98 avec du Bernard Adamus pleins les oreilles. Plusieurs pancartes de traverse d’ours, une boîte à malle en forme de dauphins (ah, ces américains… la fibre animale palpitant si fort en eux qu’ils se fabriquent de charmantes boites à malle avec comme thème les animaux…), un verre de liqueur reçu par la tête (gracieuseté d’un gros motté à chapeau de cowboy au volant de son « délicat » pick-up) et un motel abandonné (dans lequel je vole 3 grosses lettres pour écrire P-O-W, cleptomanie étrange, quand tu nous tiens…) plus tard, nous voilà dans le confort de la chambre 108 du Econolodge de Gainesville, Florida… Disons que ça fait changement de la veille, côté accueil et salubrité!

On dort comme des princesses (couronnes en moins) pour être en forme pour notre arrivée à la beach demain… Ça sent la mer, la crème solaire, l’huile de coco et le beau bonheur pour les jours à venir!!!

Pour ce qui est de la pensée du jour, disons que le pasteur n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour faire peur à ses disciples…Franchement, c’est pratiquement du terrorisme religieux…

Dans tous (ses) ces États…


Nous quittons notre palace louisianais et surtout notre coquet petit ami Alvin (le tenancier de notre humble demeure le temps de ces quelques jours pluvieux en sol New-Orléanéens…) pour les routes du sud. Notre but ultime… le sable chaud de la Florida (et surtout des retrouvailles chargées d’émotions à rendre jaloux cette bonne vieille Claire Lamarche avec tous nos amis les snowbirds)!

Nous roulons ainsi toutes la journée traversant coup sur coup la Louisiane, le Mississippi et l’Alabama afin de terminer la journée dans la belle et grande Florida…

Grosse journée sur les routes américaines, nous remarquons que 48 personnes qui pêchent dans un marais de 3 m carré, c’est peut-être légèrement trop de monde à messe (comme dirait le célèbre adage) et qu’il ne doit pas rester grand poissons dans l’étang à la fin de la journée… Nous constatons également que choisir des frites cowboys comme bannière de resto est une bien drôle d’idée (depuis quand des frites ça se déguisent?), que des mouettes qui volent au grand vent, c’est vraiment rigolo (elles semblent faire du sur-place et ce, en état d’ébriété avancée), qu’une boîte à malle en forme de licorne est une idée spéciale et que la rue « Chef-Menteur » sur la route 90 ne mène nul part (comme quoi mentir n’est pas gage de grand succès).

Nous traversons donc près de 48 ponts, croisons un roadkill de chevreuil en plastique (absurde), faisons un vol qualifié de petites lettres en plastique au « célèbre » restaurant abandonné Steak and snack de la ville de Mobile (Alabama), passons notre chemin devant le « Bordeline club » du Mississippi (bar qui portait ici très bien son nom, ça avait l’air trash et limite à souhait) et rions un bon coup en pensant à tous les jeux de mots douteux qu’il est possible de faire avec le nom de ce bled perdu qu’est Bayou La Batre ( Bayou Billiard, Bayou Hair cut, Bayou grocery et le meilleur de tous… les bayounés de Bayou disent peut-être bayoné au lieu de cette délicieuse charcuterie qu’est la baloney…). Ouf, toute cette route nous pousse peut-être à devenir un peu vaporeuse et à trouver ces excellentes blagues de baloney si drôles… À quand le livre des meilleurs gags avec une préface signée par nul autre que le bout-en-train en chef… Gilles Latulipe…

Sinon nous arrivons à Pensacola (sur la côte ouest de la Floride) remplies d’espoir à l’idée de se trouver un charmant nid douillet prêt à accueillir nos corps de déesses fatiguées… Erreur, nous avons plutôt déniché le pire trou de tout le sud américain… Et c’est encore poli de le dire ainsi… Vraiment terrible, on aurait dû se méfier quand on a vu qu’il était possible de louer une chambre à l’heure (OK, je l’avais vu, mais pas la belle Hélène)… Arrivée catastrophe, une petite bibitte nous attendait dans la salle de bain… Ça commençait mal! C’est sans parler de la lampe dégoulinante de gras (comme si quelqu’un s’était amusé à lancer des vieilles boulettes de viande graisseuse dessus…), des oreillers qui sentaient le vieux cheveu pas propre (et qui étaient par le fait même immaculés de traces de pieds/chaussures), du téléphone sans fil (mais qui en nécessitait clairement un), de l’internet tout sauf fonctionnel, du gros garçon dégoutant de la réception (innocent en plus) et sans oublier qu’un des 2 lits était complètement défoncé (et était ainsi incliné à presque 45 degrés… pas évident pour une nuit de sommeil réparateur).

C’est donc dire qu’une bonne dose de réconfort était nécessaire (merci à notre ami le Burger King) et que l’alcool ne pouvait que nous aider à nous détendre (comment boire pour oublier?) afin de pouvoir dormir un minimum et surtout dégarpir rapido au petit matin… Ce que nous fîmes après avoir pratiquement dormi toutes habillées… Nous avons tout de même pris soin de laisser une « gentille » note pour signifier notre grande satisfaction face à tant de salubrité et de confort… Faut bien se satisfaire comme on peut… Comme le dirait cette charmante Paris Hilton en rejetant une concurrente de sa terrible émission: TTYN (talk to you never) le Gulf Coast Inn Motel!

Pour ce qui est de la pensée du jour, elle nous vient d’un pasteur inspiré de la toute sauf charmante ville de Pascagoula… Merci pour cette grande vérité gribouillée sur cette grosse pancarte!

Mariah Carey, grosses foufounes et Francis Reddy!



N’y a-t-il pas meilleure façon que de se réveiller avec le sosie de Francis Reddy (clairement aussi heureux de vivre, mais au lieu d’être un « excellent » animateur, il s’agissait d’un « bon » chanteur…) nous fredonnant un hymne de Noël sur les ondes d’une quelconque station de télé américaine?… Vraiment, c’était encore plus doux qu’un baiser dans le cou comme cadran matinal…

Surprise, il pleut encore sur New-Orleans… Nous choisissons tout de même de faire une balade parapluitée dans notre petit quartier coquet. Nous arrêtons manger dans un charmant dinner, le Clover Grill. Quelle belle surprise que de constater que cet endroit était le repère de la plus divertissante imitatrice de Mariah Carey, oh que oui, elle avait le groove et les mêmes grosses foufounes que la chanteuse a la voix d’or et aux bouclettes dorées! Un délice surtout qu’elle était accompagnée de son BFF (best friend forever) qui chantait lui aussi tous ces hymnes succulents. Il avait lui aussi son charme, avec ses manches roulées (personne ne m’a dit que ça revenait à la mode et qu’en est-il pour les bas?), sa grosse tâche brune sur son t-shirt et sa démarche particulièrement particulière. Il nous a fait un club et des petites patates de l’enfer avec ses doigts de fée et son chandail crotté… Vraiment tout un numéro que cet électrisant duo…

Pour la suite de notre journée aux pieds trempées, nous sommes allées prendre un beignet et un café au lait au célèbre Café du Monde (c’est si drôle d’entendre ces anglophones dirent le mot beignet, ça sonne si exotique dans leur bouche et pourtant, ça reste un beignet…). C’était tout de même étrange de constater que dans cet endroit typiquement européen, tout le personnel était… vietnamien… et assez… blasé.

Sauf la coquette Oung, qui fut le temps de quelques clics, ma nouvelle amie, gentille, photogénique et ricaneuse. Merci pour le portrait et le beignet sucré, il me reste probablement encore du sucre à glacer sur tous mes vêtements et peut-être encore un peu sur la joue… C’est amusant parce que manger ces beignets a évoqué en moi une douce nostalgie… comment oublier ces petits beignes frits enfournés avec bonheur et délice au succulent marché aux puces de St-Hyacinthe… Un délice!

Sinon, petite soirée tranquille à ramasser nos bagages et à profiter de notre coquette maison victorienne à la végétation luxuriante! Nous faisons également la charmante découverte (via Redj) d’un message sur le répondeur de LBH comme quoi elle aurait un contrat pour dépecer un chevreuil (son numéro de téléphone étant proche parent de celui d’un boucher quelconque de cette belle région qu’est le Centre-du-Québec)… Pourquoi pas, la taxidermie, ça pourrait être un excellent hobbé! Notre vie est comme un épisode des Chick’n’swell… J’adore!

Demain, on repart sur les routes de la Louisiane et du Mississipi et on poursuit notre conquête de l’Amérique profonde. Hi ha!

samedi 5 décembre 2009

Moustache rousse, tramway, morons et football...


Nous nous sommes réveillées dans la douceur de notre coquette demeure à la végétation luxuriante. Croissants et petits fruits nous attendaient sur la terrasse peuplée d’hibiscus, de flamands roses (en plastique, ça ajoute au charme de l’endroit) et de palmiers. Le ciel décida ensuite de pleurer quelques larmes de joie (petit détour pseudo-cheapo-poético-rococo ici pour dire que pour la 1ere fois depuis notre départ, il a plu) et nous choisissons tout de même d’aller nous balader dans le quartier français armées de nos parapluies.

Grosse journée de tourisme à se balader dans les ruelles de cette coquette ville récemment ouragantée (!) et à croiser bon nombre de touristes de qui on avait clairement envie de se sauver dont 2 québécois qui semblaient tout droit sortis de la Beauce profonde et qui arboraient des colliers de mauvais goût…vite sauvons nous!

Nous avons tout de même fait de drôles de rencontres dont Gene, le sosie de mon ancien beau-père, Malcolm, le coquet maître d’hôtel, 2 petits puppy blancs-brun dans un pousse-pousse (qui a dit que les chiens étaient comme des enfants?), Nicolas Cage (une photo est-ce que ça compte?), des Ken déguisés en barbie (!) ainsi qu’un mime aux mains argentées qui m’a trouvé drôlement cheap de lui donner 0,75$... Fallait voir le regard de dégoût qu’il m’a fait à la suite de mon gros dépôt dans sa subtile chaudière…

C’est donc dire que plus nous avancions dans ce quartier pittoresque, plus le ratio de morons au look douteux augmentait… Nous n’étions pas au bout de nos peines… C’était jour de match de football à New-Orléans… ce qui équivaut à peu près à une frénésie équivalente à un match de nos glorieux en série éliminatoire sur la rue Crescent… (remarquez ici le « nos » utilisé à bon escient, surtout considérant le fait que nous sommes tout sauf des fans de hockey…)! Donc grosse boisson, gueulage de gros américains qui semblaient être vulgaires et assez zozos merci (une belle gang de winners quoi!), ainsi que projection du match dans pratiquement tous les bars de la ville font que nous avons trouvé un coquet endroit loin de cette bruyante Bourbon street (The spotted cat music club) pour passer la soirée à écouter Dominick Grillo and the french all-stars, un petit band de jazz très chouette.

La palme de la journée est par contre clairement décernée à l’homme à la moustache rousse qui s’est étalé de tout son long à mes côtés lors de notre petite balade en tramway… Le chauffeur, ayant voulu éviter une voiture, a freiné assez sec et c’est à ce moment que notre ami à moustache a perdu pied (et dignité), se retrouvant les 4 fers en l’air, m’envoyant son coude en pleine gueule au passage… Merci monsieur le rouquin moustachu, ce fut vraiment un moment absurde et distrayant!

jeudi 3 décembre 2009

Bayous, Vacherie et radio communautaire...


Nous quittons le lit confortable de notre « suite présidentielle » assez tôt pour s’élancer avec vigueur et enthousiasme vers les contrées bayounées de la Louisiane. Avant de quitter notre palace, nous réalisons que nous avions laisser le coffre de la voiture ouvert toute la nuit, mais bon, rien à déclarer, les gens de Lake Charles sont d’honnêtes citoyens faut croire…

C’est avec bonheur que nous tombons par le plus beau des hasards sur le 88,7 FM, soit KRVS, la station communautaire de Lafayette (si je ne m’abuse) et sur son coquet et surtout divertissant animateur… et j’ai nommé le célèbre cajun Walter Mouton… Ce cher monsieur Mouton nous aura bien fait rigoler et ce, une bonne partie de la route avec ses petites perles de phrases cajuns telles que « appelez nous autres » ou encore « yé rendu à 10h31 » sans oublier la décousue « ça nous fait extrêmement content que vous m’appelez ». Il est également important de mentionner qu’il s’est trompé de chanson à plus de 4 reprises poussant même l’audace jusqu’à arrêter les pièces en plein milieu en disant «scusez, j’ai poussé le mauvais numéro » et en repartant de ce pas la bonne chanson (que ce soit la sublime pièce « Si je pourrais » ou encore la toute aussi délicieuse « La vieille chaudière noire »). Notre coup de cœur va définitivement à cette phrase sublime échappée lors d’un autre poussage de mauvais piton : « Savais pas you l’avait mis le disque ». Du bonbon, nous avons même eu droit à une demande spéciale de Gino Thibodaux (!) pour la succulente pièce « La belle rivière rouge » du tout aussi célèbre Vin Bruce… C’était particulier parce que c’était comme entendre du Michel Louvain version cajun… Merci pour ce délice, clairement radio communautaire, Walter Mouton et musique cajun font bon ménage en ce jour du seigneur sur les routes des bayous. Zachary, on pense à toi!!!

Nous poursuivons donc notre conquête des bayous en cette journée dominicale et ce, croisant bon nombre de villes aux noms français… Lacassine, Lafayette, Poufette et autres Thibodaux. Toutefois, la palme va sans contredit à ce nom de ville si révélateur… soit le bled de Vacherie… On se demande comment ça s’est décidé à l’Hôtel de ville, y’a probablement eu plusieurs coups de cochons dans cabane pour en venir à un tel nom de village…

Nous faisons également la découverte de la rue « Joe Dugas » (funné) sur la route 182 et ce, après avoir croisé un magasin au nom révélateur de sa philosophie de vente (« Cheap-o-depot »), un salon de coiffure coquet nommé « La jolie dame » (probablement en l’honneur de sa coquette propriétaire) ainsi que plusieurs maisons abandonnées (suplise).

Nous arrivons donc en Nouvelle-Orléans après avoir roulé sur des routes sinueuses avec vue sur le Mississipi. Nous nous décidons donc à utiliser un petit coupon trouvé dans une halte routière quelconque afin de se rendre au centre-ville le plus rapidement possible. Nous arrivons ainsi au coquet New Orleans Guest House (grosse maison datant de plus de 200 ans) pour y déposer bonheur et gros bagages dans la chambre #12 et ne pas y utiliser notre coupon (finalement on trouvait que ça faisait un peu cheap). On fait ainsi la rencontre de 62 chats (ou presque), de Judy et Mark (adorable couple de retraités du Minnessota qui nous fournit en rhum and coke et qui était au Guesthouse pour la même raison que nous, soit le petit coupon, à la différence près que eux, ils l’ont utilisé…), d’une coquerelle (milieu humide oblige, mais heureusement qu’un des chat l’a mangée devant nous…bon chat!), d’un bananier et d’un coquet tenancier de guesthouse de petite taille nommé Alvin. Que demander de plus?

Pour la pensée du jour, disons que la Louisiane nous a gâtées en ce premier jour dans ses méandres.